
La France a un riche héritage aéronautique et spatial, ayant été la patrie de nombreux inventeurs, courageux aventuriers, grands scientifiques et ingénieurs.
Plusieurs documents donnent une indication de la situation des secteurs de l'aéronautique, de la défense et du spatial en France et en Europe. Les données statistiques peuvent varier d'une source à l'autre, d'autant qu'il est parfois difficile de bien différencier l'activité spatiale de l'aéronautique, mais les organismes cités sont les plus représentatifs. Une bibliographie et des liens sont donnés à la fin de cette page.
Selon les chiffres du Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS), le chiffre d'affaire spatial en France pour 2004 (non consolidé) est d'environ 2,99 milliards d'euros courants (civil : 2,48 milliards et militaire : 517 millions) (GIFAS, 2005). Par application, ce sont les télécommunications qui représentent la plus grosse part de l'activité (50%), suivies de l'observation de la terre (33%), de la recherche scientifique (14%) et de la navigation par satellite (3%). Selon Eurospace (2005), après trois années de déclin du chiffre d'affaires (CA) spatial, le secteur spatial européen a connu un rebond en 2004 avec un CA consolidé de 4,8 milliards d'euros (+18.9%).
D'un point vue emploi, les effectifs totaux en France (fin décembre 2004) représenteraient 118 000 salariés pour le secteur aéronautique et spatial, et 12 000 salariés pour l’électronique de défense et de sécurité (GIFAS, 2005). Eurospace avance le nombre d'un peu plus de 12 500 personnes employées dans le spatial en France en 2004, loin devant l'Italie et l'Allemagne avec respectivement un peu plus de 4 600 personnes (Eurospace, 2005). Au niveau européen, l'emploi dans le spatial a connu une réduction depuis quelques années et compte environ 30,600 personnes en 2004.

D'un point de vue institutionnel, les agences - notamment le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) et l'Agence Spatiale Européenne (ESA) - jouent un rôle clé dans le financement de la recherche et du développement. Les budgets s'élèvent en 2005 à environ 1,2 milliards d'euros pour le CNES (dont 50% sont dédiés aux programmes ESA) et à 2,9 milliards d'euros pour l'ESA. A titre de comparaison, l'agence spatiale américaine, la NASA, a reçu un budget d'un peu plus de 16 millards de dollars.

Généralement, autant l'aéronautique européen se porte mieux (grâce à Airbus notamment), autant le spatial (civil et militaire) doit faire face à des incertitudes notamment sur la demande institutionnelle en satellites. Après une embellie en 2000 et 2001 du spatial commercial (une majorité d'acheteurs de produits et services spatiaux étaient privés, ex. opérateurs de chaines de télévision) les gouvernements, premiers investisseurs dans le secteur, sont redevenus les principaux clients du secteur.
Dans ce contexte, l'Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE) a récemment recommandé aux pouvoirs publics de mieux exploiter la technologie spatiale pour répondre aux besoins de la société. L'OCDE recommande notamment d'encourager la participation du secteur privé dans le secteur spatial par le développement d'un cadre institutionnel favorable, et de privilégier autant que possible la production des biens et services par les acteurs privés.

Il y a actuellement trois grandes régions d’implantation aéronautique et spatiale en France. Ce sont l'Ile-de-France, le Midi-Pyrénées, et l'Aquitaine. Ces régions emploient près de 70 % des effectifs. Selon les chiffres du GIFAS (voir carte ci-dessus) la région parisienne reste en tête des implantations, mais tend à diminuer au profit de la région Midi-Pyrénées, en conséquence de la réduction d’effectifs dans les sièges sociaux des grandes entreprises, mais aussi de la fermeture de sites tertiaires et de la délocalisation de certaines fonctions en région.
Les informations qui sont données sur cette page proviennent de diverses sources. Le lecteur est encouragé d'aller consulter les documents suivants :
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